Et du coup, j'en profite pour mettre celle du 1er juin... où vous pourrez aussi faire connaissance avec un autre artiste talentueux : Thomas Pitiot.Thomas Pitiot et Laurent Madiot – Théâtre de la Reine Blanche – 1er juin 2007
C'est un plateau partagé, je connais bien Laurent Madiot, mais pas Thomas Pitiot. J'en ai juste entendu parler, c'est bien, je vais pouvoir découvrir ce qu'il fait...
Anne est venue chez moi pour assister à son premier concert de m'sieur Madiot… passage de courte durée étant donné que je la mets dehors tôt le lendemain matin pour aller bosser… une perspective qui m'enchante follement car je fais partie de ces gens qui se lèvent tôt (pas trop, mais quand même, 7h, c'est un peu tôt pour une couche-tard) et qui vont travailler plus pour gagner… rien.
Oui, dans le milieu associatif, on n'a pas trop le choix de faire des heures sup pour faire tout ce qu'on doit faire à certaines périodes, mais ce n'est pas forcément possible de débloquer des fonds pour financer les heures sup. Et je ne suis pas sûre que notre nouveau président bien aimé soit celui qui améliore les choses dans ce domaine. En fait, je suis même convaincue du contraire…
Bref, j'arrête de râler et de faire mon caliméro parce que j'ai tout de même la chance d'avoir un travail intéressant. Et puis je suis contente d'assister à ce concert, qui va, je pense, me donner un peu de pêche pour tenir le lendemain de 9h à 20h30.
C'est Thomas Pitiot qui commence, enfin c'est plutôt son pianiste, baptisé Slobodan pendant tout le concert, qui commence. Il s'installe au piano et nous joue une musique assez douce et agréable à écouter. Une petit moment après, on entend du bruit dans le fond de la salle… des retardataires, qui entrent à grand renfort de "Chuuuuut !!! Oui, installez-vous là, chuuuuuut, pas de bruit !!!". Celui qui fait le plus de bruit s'approche de la salle et s'y accoude, un verre à la main. Il s'inquiète de savoir si les derniers arrivants sont bien installés… pendant que Slobodan continue à jouer. Il tend son verre à notre voisine de gauche puis monte sur scène… Entrée originale de Thomas Pitiot, ça donne le ton ;-).
Il attaque par une très jolie chanson, qui doit s'appeler Tous les stylos ne fuient pas et qui me fait penser que je vais beaucoup aimer ce qui va suivre.
Une autre chanson que j'ai trouvée tellement vraie et belle, de par la tendresse qui s'en dégage, c'est Mamadou l'étranger. Je crois que je n'ai jamais autant pensé à mon travail et aux personnes que j'y rencontre pendant un concert (enfin sans que la raison soit que je m'ennuie profondément). Le personnage décrit ressemble tellement aux femmes que je rencontre, à ce qu'elles vivent, aux difficultés qu'elles rencontrent, mais aussi à leur force de caractère… ce "attends madame, je vais t'expliquer" teinté d'accent a fortement résonné en moi. Sans doute parce que je l'ai beaucoup entendu et qu'il signifie tellement…
Bref, cette chanson m'a beaucoup touchée.
J'ai aussi beaucoup aimé sa chanson sur un voyage en Afrique, très imagée, on a l'impression d'y être. Tout comme sa chanson sur une "maicresse" ;-D. Par contre, la cagoule rouge ou blanche que lui et Slobodan portaient… comment dire… c'est pas la super classe quand même-;-).
J'ai vraiment aimé ce set et cet univers tellement ancré dans la réalité, dans ce qu'elle a de dur comme dans ce qu'elle a de beau. J'ai aussi beaucoup aimé les paroles et petits sketches entre les chansons, l'explication sur la chemise qu'il portait, une chemise avec des motifs très " klimtien " je trouve, que Laurent Madiot lui aurait offerte et qu'il s'est donc senti obligé de porter pour ce plateau partagé.
J'aime aussi le fait que par conviction, il n'accorde sa guitare que dans les arrondissements de gauche ;-D. Ainsi que son analyse météorologico-politique… ben oui, le voilà le premier sale coup de l'Ump : on est passé directement du printemps à l'automne, ce qui vaut à Thomas Pitiot d'être malade. Du coup, il envisage de changer provisoirement de nom de scène pour Jojo la tubercule parce qu'en effet, il tousse beaucoup.
Je passe vite sur la découverte de la 8ème merveille du monde, dont on a beaucoup de mal à se remettre : le slam ;-D. C'est vrai, la poésie, c'est tellement ringard, comment on a pu vivre toutes ces années sans le slam !!!
Bref, beaucoup d'humour et ça me plaît.
Son concert finit par la chanson qui n'existe pas. Thomas Pitiot demande qu'on lui donne des mots avec lesquels il construira une chanson. Voici quelques uns des mots proposés : Frigidaire, frigide, chameau, législatives, mobylette, anniversaire, contrebasse, pivoine, soirée… Résultat plutôt bon et drôle.
Ils sont rejoints par Laurent Madiot, Jeff Hallam et Csaba Palotaï et on passe directement au set de Laurent Madiot avec Grosso modo. J'aime beaucoup le piano sur cette chanson, ça change un peu et c'est joli. Puis Thomas Pitiot et Michel ??? (le vrai nom du pianiste) partent et le concert se poursuit avec Les stars…
Ce soir, la formation est électrique, Jeff à la contrebasse, Csaba à la guitare et Laurent à la guitare électrique.
On passe du Bal des utopies assez puissant et dynamique à Désolé mignonne, toute en douceur, juste avec la contrebasse comme je l'aime tant.
Ensuite, Laurent nous informe que nous assistons à un concert participatif… oui oui, il nous pose des questions et fait les réponses ;-D. En fait, il a apparemment été inspiré par la chanson qui n'existe pas de Thomas Pitiot car il adapte le concept à sa sauce. Il nous demande de lui donner des mots, mais en lien avec le thème de la soupe au potiron… il devra donc improviser une chanson avec les mots potiron, mobylette et chabrot (oui, j'ai triché en donnant ce mot, je connais la chanson ;-D). Il nous chante donc La soupe au potiron comme vous l'avez sans doute deviné.
Inutile de préciser qu'il a très bien réussi à placer les mots potirons et chabrot dans la chanson ;-). En ce qui concerne mobylette, il va imiter le bruit de la mobylette à plusieurs reprises avant, pendant et après la chanson…
On poursuit avec une chanson qui est un tube en Allemagne et au Japon : L'appel de la chips. Elle surprend toujours autant les gens qui l'entendent pour la première fois, moi, j'adore ;-D.
Ensuite, deux chansons très dynamiques : La Malveine et T.B.M., avant de retomber dans la douceur avec Berceuse… une fois de plus très prenante, de par l'interprétation de Laurent.
On part pour la plage avec Coquillages et c'qui s'ensuit… où on apprend que Laurent a ramassé un coquillage à sa mobylette ;-D. J'adore le comique de répétition…
Et comme il semble qu'il ait quelques soucis avec les paroles, et bien nous avons droit à un bout de la recette de la soupe au potiron au milieu de la chanson, ça ma beaucoup fait rire.
Thomas Pitiot les rejoint à la guitare électrique pour Les rapports de ma voisine avec son grille pain… une couplet a été rajouté, mais je ne saurais dire en quelle langue il était écrit. Une version très sympa d'ailleurs.
Ensuite, La douche écossaise, que j'aime toujours autant, juste avant la dernière : Pourparlers avec un cygne (dont le très beau clip est visible sur ma page et sur celle de Laurent Madiot évidemment).
En rappel, malgré l'insistance de Thomas Pitiot qui souhaite entendre Dodo citoyen (il n'est pas le seul d'ailleurs, j'aime beaucoup cette chanson), nous auront droit à une reprise : Pourparlers avec un cygne ;-D.
J'aime beaucoup la réaction en deux temps du public. Une première vagues de rires quand il reconnaissent la chanson, et une seconde quand ils réalisent qu'ils vont la jouer entièrement.
Voilà, encore un concert génial. Une bien jolie découverte avec Thomas Pitiot, j'ai très envie de le revoir sur scène. Et puis bon, avec Laurent Madiot et ses deux acolytes, je savais d'avance que j'allais passer un très bon moment. Anne a beaucoup apprécié également, c'était prévisible bien sûr.
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Un jour j'ai renoncé à prendre les faits pour les effets des fées. (F. Monnet)
L'amour c'est comme une côte de porc, ça devient sec quand le feu est trop fort. (Gwendy)